La ‘Cancalaise’, sur bois (84cm x 59cm ) Acrylique.

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(cliquez sur l’image pour l’agrandir )
Les plans relevés par Jean le Bot en 1958 sur l’épave de la Perle ( 1905 ) ont permis de rendre hommage à cette bisquine, caractéristique dans la région du Mont Saint-Michel, bateau de travail stable et puissant, qui pratiquait le dragage des huîtres et la pêche au chalut.
 Les bisquines seront victimes de la fin du dragage des huîtres mais surtout de l’apport du moteur qui condamne ainsi les voiles.
 A Cancale, parce qu’on n’oublie pas, ce sont des amoureux de ce type d’embarcations totalement disparues qui ont entrepris de faire revivre ce passé en construisant un bateau de 18,10m de long et large de 4,80m .
 C’ est ainsi qu’est née la Cancalaise en 1987 et le 18 avril, elle glisse sur des rails de bois pour entrer dans son élément.
 Aujourd’hui, elle navigue, flâne et sait aussi faire des escales. Lors d’une de ses escales, elle a posé ses voiles dans mon atelier où je lui ai donné, à ma manière, une nouvelle naissance.

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Phare du Four, finistère, sur bois ( 1m14 x 58cm ) Acrylique.

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Entre la mer d’Iroise et la Manche le chenal du Four méritait un gardien .
C’est en 1862 que fut décidée à 3km au large de la commune d’Argenton, la construction de ce phare-donjon de 128 marches sur une roche granitique haute de 11 mètres , afin qu’il indique le passage dangereux à l’approche des côtes.
Au bout de dix ans de travail, la « première trompette de brume » à vapeur est mise en place et en 1874 le phare à qui l’on a donné le nom du chenal commence à jouer son rôle de lumière du haut de ses 27,10 mètres.
Non gardienné depuis 1993, ses cinq éclats blancs assurent toujours la sécurité des marins et par jour de tempête il voit les vagues claquer et s’élever de plus de 20 mètres.

C’est par temps calme que mon atelier l’a accueilli , que mes pinceaux ont rendu hommage à cette mer et à ces pierres de l’Abert-Idult.

Phare de Kéréon sur bois ( 1m20 ) Acrylique

Dans le passage du fromveur où « nul n’a passé sans connaître la peur », au sud est de l’île d’Ouessant, la construction du phare de Kéréon débute en 1907, sur l’écueil de Men Tensel , « la Pierre hargneuse » . Le don des descendants de l’enseigne de vaisseau Charles Marie Le Dall de Kéréon va permettre à ce phare d’exister.

Dernier phare -monument érigé en mer haut de 47,25 m il connaît son premier feu en 1916 , est alimenté en pétrole jusqu’en 1972 et donne ses éclats de lumière aujourd’hui grâce à une éolienne .

Sans gardien depuis peu , surnommé le « Palace » en raison de son plancher en marqueterie et de ses lambris en chêne de Hongrie, j’ai essayé d’être la gardienne ou du moins de tenir compagnie à cette tour cylindrique le temps de faire danser mes pinceaux .

Phare ‘La Vieille’ sur bois et bois flotté ( 1m22 ) Acrylique.

Sur le rocher de Gorlebella aux sonorités méditerranéennes et qui pourtant signifie « la roche la plus éloignée » en Breton, le phare de la Vieille haut de 34 mètres(dont la construction a duré dix ans) , essuie ,depuis 1887, les nombreuses tempêtes mais toujours éclaire la route des navires dans le passage du raz de Sein si tourmenté.

Peut-être que sa naissance dans mon atelier a suivi aussi l’influence de la Lune sur les marées , et bien que difficile d’accès, je l’ai approché avec mes pinceaux pour tout simplement lui dire MERCI pour la protection qu’elle a donnée et qu’elle donne toujours.

Phare des ‘Pierres Noires’ sur bois et bois flotté ( 1m09 ) Acrylique.

Finistérien haut de 28 mètres, édifié de 1867 à 1871 sur un rocher au sud de l’archipel de Molène, le phare des Pierres Noires est construit afin d’éclairer et de sécuriser la pointe Saint-Mathieu.
Ce « feu de la mer » est allumé le 1 mai 1872 et lorsqu’en 1992 il est automatisé, son dernier gardien, Jakez Riou , dira en le quittant : « aujourd’hui mon phare a le cœur sec » .
Lui donner vie à ma manière, au mois de mai 2011, sur ce bois flotté, c’est aussi peut-être faire rebattre son cœur.

Phare ‘Ar Men’, finistère, bois flotté ( 1m 20 ) Acrylique.

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Ar men ( le Rocher – en Breton –  ) sur bois de récup et bois flotté .
Phare mythique de Bretagne ( fin de construction 1881 ) qui se dresse à l’extrémité de la chaussée de sein,
il a été surnommé   » L’ Enfer des Enfers »
et là dans mon atelier, à l’extrémité de ma table de travail : sa construction n’en fût pas un et date de 2011 !